Comité du souvenir de la course landaise à Sainte Foy (Robert Lamarque)
Journée d’hommages du Comité du Souvenir mercredi 2 juillet 2025
Chanoine Robert Lamarque – Cimetière de Sainte Foy
Dans son riche sacerdoce, exercé dans les différentes missions confiées par les évêques du Diocèse des Landes, la longue présence du Chanoine Robert Lamarque à Bascons et dans les villages voisins marquera longtemps toutes les mémoires des amoureux de la Course Landaise.
* Leurs principaux souvenirs sont d’abord liés à la Journée du Pèlerinage de l’Ascension.
Il fallait voir son bonheur de souhaiter la bienvenue aux musiciens de Saint-Justin conduits par son ami Philippe Carrincazeaux.
Son plaisir d’accueillir son confrère, le prédicateur du jour, pour lequel il était aux petits soins. D’autant qu’il s’agissait parfois d’une grosse pointure comme on dit au rugby. Chaque évêque des Landes venant honorer tour à tour le pèlerinage de sa présence en portant la bonne parole.
Et le courant passait très bien avec les aumôniers successifs de la Couirse Landaise
qui ne manquaient pas le rendez-vous.
L’abbé Laffitau, Gérard Fesencieux et, tout particulièrement, le Chanoine Gérard Dufau totalement immergé dans la Course Ladaise depuis sa cure du Houga.
Sans oublier, bien sûr, le petit dernier notre cher aumônier actuel l’abbé Hervé Castets
*Un deuxième rendez-vous était tout aussi important pour l’abbé Lamarque
qui méritait tant son titre de Recteur de la Chapelle Nôtre-Dame de la Course Landaise. Celui da la messe du Souvenir des morts de la Course Landaise, le dimanche après l’Ascension.
Elle était profondément fervente. Prières et paroles réconfortaient ceux qui venaient de vivre une douloureuse séparation.
*Troisième lieu de rencontre, le presbytère de Bascons. Le jour de l’Ascension des hôtes s’attardaient au moment de l’apéritif . Le personnel du banquet officiel devait s’armer de patience avant l’arrivée de l’abbé Robert et de ses invités souvent prestigieux.
*Un quatrième rendez-vous était également inscrit sur l’agenda de Robert Lamarque.
Pour la fête de Pouydesseaux, il était l’invité de son frère Jeannot. Aucun écarteur de la Course Landaise vespérale n’oubliait de leur dédier un ou plusieurs écarts, avec chaque fois un retour généreux.
Pouydesseaux est lié à un autre grand moment.
La remise de la Coupe de la Courtoisie à l’abbé Robert Lamarque,
à l’occasion de l’assemblée de l’Amicale des Clubs des Amis de la Course Landaise, tenue le premier dimanche de février 2012, journée organisée par le Club Taurin de Pouydesseaux.
Il neigeait fort ce matin là. Ca n’a pas empêché l’abbé Robert d’aller célébrer la messe dominicale à Castandet puis de rejoindre l’assemblée de l’Amicale pour recevoir son trophée.
Merci monsieur l’abbé pour votre belle Foi et votre grand coeur et tout ce que vous avez apporté à notre chère Course Landaise !
Comité du souvenir de la course landaise à Geaune (Michel Lafenetre)
Journée d’hommages du Comité du Souvenir mercredi 2 juillet 2025
Michel Lafenêtre – Cimetière de Geaune
L’automne dernier, une grande tristesse a fédéré la grande famille de la Course Landaise
Le départ de Michel Lafenêtre pour un monde meilleur, nous rappelait tout ce que notre tradition gasconne lui doit.
Sa forte implication dans la vie de Geaune paraîssait tout à fait naturelle.
Il habitait en effet Route du Tursan, une adresse qui faisait sa fierté et l’encourageait dans sa position de gardien de l’un des plus grands terroirs de Course Landaise et dans la mission de président du Club Taurin de Geaune qu’il a longtemps assurée.
Michel Lafenêtre est entré également au service de la Fédération Française de la Course Landaise en qualité de juré dévoué, compétent et désintéressé, souvent désigné pour ‘’pointer’’ des compétitions importantes.
Le coeur généreux de l’ami Michel Lafenêtre battait très fort au sein de deux associations coursayres.
Il faisait partie, depuis plusieurs décennies, du « Souvenir de la Course Landaise »,
composé, nous le savons, d’un groupe de tauromaches qui contribuent au maintien de sa bonne renommée et ne laisse pas tomber dans l’oubli les services rendus par des passionnés : acteurs – chroniqueurs et animateurs.
Notamment en allant se recueillir, chaque printemps ou début d’été, sur leur tombe
Michel Lafenêtre était aussi d’une fidélité totale à l’Amicale des clubs des Amis de la Course Landaise qui réunit des animateurs et militants de bonne volonté, sacrifiant leur temps et souvent leur argent pour servir la Course Landaise, à travers différentes actions.
On connaît l’emblème de l’Amicale des Club - le « Boléro d’Argent » - porté fièrement pendant toute une saison par l’écarteur le plus valeureux.
Et le lien important que représente la diffusion de la Cuvée du Boléro d’Argent. Michel était l’un de ses commerciaux les plus performants.
Au sein de l’amicale des Clubs, Michel a coiffé deux bérets importants
Trésorier sous la présidence de Pierre Catuhe
Et, depuis 15 ans, il occupait le poste de secrétaire général.
Accompagné et encouragé par Janine son épouse, il était connu pour son assiduité et la tenue soignée des registres de l’Amicale
Et il était soucieux de rappeler son but : « Donner l’exemple de la bonne tenue, de l’impartialité, de l’amitié ».
Merci beaucoup Michel pour tout ce que tu as donné à la Course Landaise !
Comité du souvenir en Course Landaise à Grenade (Arthur Ribeiro)
Journée d’hommages du Comité du Souvenir mercredi 2 juillet 2025
Arthur Ribeiro 5 fois champion de France des Sauteurs
Né à Vizela, importante cité thermale du Nord du Portugal, le 28 février 1950,
Arthur Ribeiro décide, au début des années 1970, de venir tout seul en France pour tenter sa chance dans sa recherche de travail.
Sa route aboutit à Saint-Sever, haut lieu du Camino Frances de la Voie de Vézelay vers Compostelle.
Arthur Ribeiro découvre ainsi la Course Landaise chez le ganadero Roger Latapy, créateur d’un élevage à Souprosse.
Sportif dans l’âme, Arthur Ribeiro montre son agilité en survolant une coursière. Ses débuts en public de sauteur ont lieu pour les Fêtes de la Saint-Jean 1972 à Saint-Sever, à l’occasion de la Course des Cuisinières.
Connaissant sa passion pour le foot-ball, le devissayre de service le baptise ‘’Benfica’’
Beau sportif très affûté, Arthur possède toutes les qualités pour devenir un grand sauteur. Il assure des remplacements en Formelle chez Maigret.
Son intégration est rapide. Grand, élancé, possédant une élégance gestuelle naturelle, ne se dé partissant jamais d’un sourire éclatant, il soigne sa présentation vestimentaire.
En 1973, le nom de « Arthur » apparaît sur les affiches de la ganaderia Labat, en seconde et en première catégories.
Engagé en 1974 comme sauteur n°1 par Paul Deyris, Arthur donne la pleine mesure de son talent. Sa saison est couronnée par un premier titre de Champion de France.
En 1976, Arthur saute son premier taureau dans les arènes de Habas et multiplie les très grandes performances en mettant en valeur le saut périlleux vrillé.
Son retour chez Dargelos est fêté par un double trophée de Champion de France (1979 et 1980) devant Michel Dubos
Il s’illustre aussi par de belles performances en remettant à l’honneur le saut à la perche. Souvent titré dans les concours, il inscrit son nom dans le palmarès du Championnat de France malgré la concurrence de Michel Dubos.
En 1988, âgé de 38 ans et toujours aussi svelte, il inscrit un cinquième titre de champion de France à son palmarès.
A 40 ans nouveaux exploits. Arthur saute 5 coursière différentes dans les arènes de Geaune et enlève le tire de Champion des Fêtes de La Madeleine.
En récompense de son remarquable parcours et de tous les bonheurs qu’il a apportés au monde de la course Landaise et à la vie associative de Grenade, le village où il a fondé sa famille, Arthur Ribeiro a reçu 2 distinctions :
En 1983 la Médaille de la Jeunesse et des Sports
En 1985, la Médaille de la Reconnaissance de la Fédération de la Course Landaise.
En 2022, avant la fête de Noël qu’il aimait tant partager, Arthur a quitté tous ceux qu’il l’aimait et l’admirait en leur causant une très grande peine.
Comité du souvenir de la course landaise à Tartas (Maurice Meunier)
Journée d’hommages du Comité du Souvenir mercredi 2 juillet 2025
Maurice Laulhé acteur de la Course Landaise sous le nom de Meunier II
Né à Poyanne le 2 avril 1926, Maurice Laulhé portait le nom d’arène de ‘’Meunier’’, en hommage à un autre Laulhé très célèbre, le grand ‘’Henri Meunier’’
son oncle Antoine Laulhé
Tout jeune, Maurice Laulhé chassait les cocardes dans les courses de seconde.
On le retrouve en 1944 dans la cuadrilla de formelle du ganadero habassais Pierre Maigret puis chez Labat. Avant de vivre une très grande saison 1948 lors de son retour chez Maigret, avec des records d’écarts : Habas 58, Aire 53, Le Houga 51, Samadet et Dax 48… et un titre de champion d’Eauze accompagnés de commentaires élogieux : « D’une correction parfaite, dans un style très pur, il attend merveilleusement et tourne à gauche comme un éclair ».
Total de la saison 1412 écarts.
Encore de gros scores en 1949 dont 70 écarts à Tartas et 69 à St Cricq Chalosse
Puis 75 à Meilhan et 65 à Villeneuve de Marsan et même 83 à Rion.
Sa notoriété souriante lui vaut d’être engagé chez Larrouture comme chef, associé à Marcel Forsans, en 1954, année où leur cuadrilla remporte les 2 challenges (Landes-Béarn et Armagnac).
En 1955, Maurice Meunier rejoint la cuadrilla de chez Pabon-Labeyrie où il accumule les grandes performances.
En 1957 : retour chez Maigret pour de grands moments comme ses 68 écarts à Montréal-du-Gers et 50 à Castelnau-Rivière Basse.
En 1958 Pierre Maigret confie à Maurice Laulhé le rôle de chef.
Exemplaire, il paie de sa personne : 73 écarts à Vieux-Boucau et même 90 à Montréal du Gers où il fait pratiquement la course tout seul.
Il ajoute ses victoires dans le Concours de La Madeleine à Mont de Marsan et dans celui de la Mutuelle des Toreros et un 2ème prix à Samadet.
En 1960 et 1961, on retrouve Maurice Meunier chez Larrouture où il s’illustre à plusieurs reprises : 2ème du concours de Pomarez. Plus de 40 écarts à Saint-Sever, à Casteljalou et à Benquet.
En 1962, Maurice Laulhé dit ‘’Meunier II’’ devient teneur de corde en seconde chez Latapy et chez Maigret où son coup d’oeil et son coup de poignet font merveille tout au long de 4 saisons.
Ainsi en 1966, l’Entente Larrouture-Pabon l’engage comme précieux cordier en Formelle. Pendant 11 ans son efficacité y est sans défaut, associée à une sérénité souriante et protégée par son grand béret.
L’aventure de cordayre continue pendant 6 ans chez Jean-Pierre Labat en seconde où il fait la conquête des touristes.
Maurice Laulhé passe encore de belles année au bout de la ficelle chez Latapy de 1982 à 1985 puis chez Deyris. Chez les Vert et Blanc, il met un terme, en 1989, à plus de 40 années passées au service de la Course Landaise.
Modèle de gentillesse et de discrétion, on le croisait coiffé de son béret dans bien des rendez-vous des arènes.
On se rappelle ainsi la belle ovation du public de la course dominicale des fêtes de Pontonx, voici 2 ans, saluant sa présence dans le public.